




j'ai longtemps marché, aussi longtemps que les petits soldats pleurent en souriant chacun, sur leurs champs de bataille. J'ai pensé tristement que quelquepart ns sommes tous des petits soldats et qu'aucun "voyage" ne pouvait rompre nos liens des Promethées enchaînés. j'ai marché longtemps, fin de l'après-midi déjà avançé, juste pour voir ou mettre mes indéçis, car ayant sortie de la propriété il fallait me décider quelle route prendre : çelle qui va directement à la mer ou çelle de la montagne aux magnifiques points de vue.
Pendant que je marchais j'avais abandonné derrière moi, la Grèçe. Ombres aidants et lumières crépusculaires, tantôt je voyageais avec Michaêl au Cambodge, tantôt je me retrouvais sur une des îles Thai du grand Sud, ou encore seule en périple sur un Payasage Guatemaltèque. Je me fuyais en voyageant ailleurs ou mon existence se passe, loin de la "routine du quotidien" que la propriété demande en constante discipline, en toutes saisons, seule ou entourée.
J'essaie de me voir, sans cette maison ou chaque pierre cache un secret d'amour, ou chaque arbre pour grandir ait exigé beaucoup d'eau pour pouvoir le faire sur le rocher ou jadis j'emmenais des tonnes de terre. je marché lourdement, mon esprit totalement dans d'autres images: avec Bernard pour une première de l'Opéra, ou chez Maxim's dans un des dinners élégants que Michel Guy avait tenait la reçette, ou à Rome Piazza d'Espagna, à l'Hassler avec Bernard, ou encore assise à la villa Médiçis entre l'architecte et Balthus, avant de prendre le train pour partir avec Gaia Olenti et Vittorio Gregotti, pour une représentation de la Fenice, toujours unique et où on se retrouvait entre amis.
Suis-je la même fille qu'avant. Un fait est certain: j'ai adoré cette vie offerte. je butais contre une pierre en m'en aperçevant que la nuit était tombé et qu'il me fallait rentrer au poulailler des jasmins, de fleurs de nuit qui embaume en cette saison, ouvrir la lourde porte et rentrer seule dans le silençe du chez-moi. Je me demandais: et si on me proposait la vie d'avant, celle arosée d'un comfort et d'un bien être totale, celui entre autres d'être une femme protegée, aimée, entourée, quelle déçision aurait était la mienne.. La porte fermée , A'poline à mes pieds je vais rechercher quelques photos, pour ne pas avoir à repondre aux questions parfois stupides que je me pose. Grand est ce soir le désarroi!