samedi 13 septembre 2008


Quand Michaël, mon archange des lieux, a insisté que j'ouvre ce Blog: " tu verras maman, tu ne pourras pas t'en passer.";. je ne l'ai pas crû. Par la suite et au départ, c'est devenu une "manière autrement" de regarder les photos de ceux que j'aime hors leurs cadres, avoir l'illusion que je parle avec eux, que je leur communique encore un peu, de tout ce que je souhaiterais leur dire de vive voix, mais que ma pudeur de femme, de Mère et de grande-mère souvent m'en a empêchée.

C'est une manière aussi, de reconstruire ma propre architecture cassée après la mort de Bernard, la vente de ma magnifique maison à Paris, la déchirure que j'en éprouvais, par la suite, mon équilibre totalement fragilisé, épuisée de tant d'évenements sismiques survenus dans un temps si rapide que la disparition de maman me laissa pantelante dans la douleur absolu que je ne saurais pas décrire.

Je crois que ce qui me sauva, c'est mon premier travail géometrique en bamboo que Daisy de Galard m'encouragea d'emmener jusqu'au bout, inclus les deux chambres de l'atelier que par la suite amusèrent enfants et invités, sauf Luke, qui trouvait ce lieu par trop bruyant, pour dormir.

Michaël et moi, nous trouvions cette chambre géniale, car on se croitait, quand il ventait, qu'on est dans une couchette de bâteau
qui traverse un mer qui le fait crisser de partout.

J'avais arrêter de peindre juste après que Bernard est parti. Il m'étais impossible de retrouver mes feutres et mes huiles dilués
emportés comme lui par l'immense tristesse de son départ.

Il me fallait reinventer une vie à part laquelle de temps à autres je pourrais s'il m'était demandé la "melanger" aux autres vies
des miens. Je n'avais pas envie à l'époque de voir nos amis, à part quelques uns triés sur le chiffre d'une seule main.
Quatre ans depuis se sont écoulés. Je ne puis dire si c'est beaucoup ou pas assez, côté "abandon" qu'on éprouve quand quelqu'un de cher disparait. Une chose est certaine, adieu les habitudes bonnes ou mauvaises, il me fallait tout recommençer.

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